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Écolabel Européen des services de nettoyage intérieur : ce que certifie un ménage responsable

L'Écolabel Européen « services de nettoyage intérieur » est le label public officiel de l'UE, défini par la décision (UE) 2018/680 de la Commission. Il certifie qu'un prestataire de propreté limite les produits toxiques, dose ses produits, utilise des microfibres, forme ses agents, trie ses déchets et pilote un système de management environnemental. Pour un exploitant, c'est une grille de lecture exigeable en appel d'offres.

Pour un gestionnaire de résidence de tourisme engagé dans une démarche RSE, l'Écolabel Européen des services de nettoyage intérieur est un repère objectif. Plutôt que de croire sur parole un prestataire qui se dit « vert », il permet de vérifier, critère par critère, ce qui se joue réellement sur le terrain : nature des produits, dosage, équipements, formation des agents, traçabilité des déchets. Cet article explique ce que le label certifie et comment vous, exploitant, pouvez l'utiliser comme exigence dans votre cahier des charges. Pour le panorama complet des écolabels applicables à votre parc de logements, consultez notre guide de l'éco-nettoyage en résidence de tourisme.

Qu'est-ce que l'Écolabel Européen des services de nettoyage intérieur certifie exactement ?

Créé en 1992, l'Écolabel Européen est le seul label écologique public officiel commun à tous les États membres de l'UE. Ses critères pour le groupe de produits « services de nettoyage intérieur » ont été fixés par la décision (UE) 2018/680 de la Commission du 2 mai 2018. Le périmètre couvre les prestations de nettoyage professionnel régulier exécutées à l'intérieur de bâtiments commerciaux, institutionnels ou résidentiels — ce qui englobe la recouche et la mise à blanc des logements, les parties communes et le dégraissage des cuisines. Sont exclus du champ : la désinfection, le nettoyage sur sites de production et les prestations où les produits sont fournis par le client.

Le référentiel repose sur 7 critères obligatoires et 12 critères optionnels. Pour obtenir la certification, le prestataire doit respecter les 7 obligatoires et atteindre un seuil de points via les optionnels. Concrètement, le label atteste qu'un prestataire :

  • Utilise des produits à faible impact : au moins 50 % du volume annuel acheté de produits de nettoyage doit être écolabellisé (Écolabel UE ou autre label de type I selon la norme EN ISO 14024).
  • Maîtrise le dosage : systèmes de dilution contrôlée et procédures pour éviter le surdosage, qui gaspille produit et alourdit la charge polluante des eaux usées.
  • Privilégie la microfibre : au moins 50 % des accessoires textiles de nettoyage utilisés sur l'année sont des microfibres, qui nettoient avec moins d'eau et moins de chimie.
  • Forme ses agents : formation environnementale, sécurité et réduction des consommations pour le personnel, y compris les nouveaux entrants saisonniers.
  • Pilote un système de management environnemental : politique écrite, programme d'actions et suivi des performances.
  • Trie ses déchets dans ses propres locaux, conformément à la réglementation.
  • Informe sur l'usage de l'Écolabel et ses bénéfices.

Quelle est la base réglementaire et la durée de validité du label ?

La référence à citer dans un document d'achat est la décision (UE) 2018/680, publiée au Journal officiel de l'UE et consultable sur EUR-Lex. Ses critères, initialement valables jusqu'en 2023, ont été prolongés par la décision (UE) 2023/693 de la Commission : ils restent en vigueur jusqu'au 31 décembre 2027. En France, l'ADEME accompagne la politique de l'Écolabel Européen et publie un jeu de données ouvert recensant les entreprises de nettoyage certifiées, mis à jour mensuellement.

ÉlémentRéférence / valeur
Texte fondateurDécision (UE) 2018/680 du 2 mai 2018
Prolongation de validitéDécision (UE) 2023/693 (jusqu'au 31/12/2027)
Groupe de produitsServices de nettoyage intérieur
Critères obligatoires7
Critères optionnels12
Produits écolabellisés (minimum)50 % du volume annuel acheté
Microfibres (minimum)50 % des accessoires textiles
Recensement FranceJeu de données ADEME (open data, MAJ mensuelle)

Comment un exploitant peut-il exiger ce label dans son cahier des charges ?

L'intérêt de l'Écolabel Européen pour un directeur d'exploitation est qu'il transforme une intention floue (« nettoyage responsable ») en exigence vérifiable. Vous pouvez l'introduire de plusieurs manières dans votre appel d'offres de nettoyage en résidence de tourisme :

  • Comme critère de sélection pondéré : valoriser dans la grille de notation les prestataires détenant la certification, ou ceux qui démontrent le respect des critères clés (taux de produits écolabellisés, part de microfibres, plan de formation).
  • Comme exigence technique de prestation : reprendre les critères du référentiel comme spécifications, même sans imposer la certification formelle. Vous pouvez demander un seuil de produits écolabellisés, des systèmes de dosage et une procédure de tri des déchets documentée, jour de rotation par jour de rotation.
  • Comme clause de transparence : exiger les fiches de données de sécurité, les justificatifs d'écolabellisation des produits et un reporting environnemental annuel.

Attention à la rédaction : en achat, on ne peut pas imposer une marque de certification précise sans accepter d'équivalences. La bonne pratique consiste à exiger « l'Écolabel Européen des services de nettoyage intérieur ou tout label de type I équivalent (EN ISO 14024) ou la preuve du respect des critères correspondants ». Cette formulation sécurise votre consultation tout en haussant le niveau d'exigence environnementale.

Pourquoi le label sert votre propre classement et votre RSE

Un hébergement qui vise un écolabel touristique (Écolabel Européen « hébergement touristique » ou Clef Verte) doit documenter ses pratiques d'achat et de nettoyage. Travailler avec un prestataire aligné sur le référentiel des services de nettoyage facilite la constitution de ce dossier : produits tracés, déchets triés, consommations maîtrisées. Le volet déchets se prolonge dans la collecte de l'hébergement lui-même : voyez notre article sur le tri des déchets en hébergement touristique. La cohérence entre le ménage des logements et la politique environnementale du site renforce votre crédibilité auprès des labels et des donneurs d'ordre.

La position de Clean Coming sur ce label

Soyons précis : Clean Coming ne se prévaut pas de détenir l'Écolabel Européen. Notre rôle ici est d'outiller l'acheteur. Nous présentons ce référentiel comme une grille de lecture que vous pouvez mobiliser pour comparer des prestataires sur des bases objectives, et nous structurons nos prestations — choix des produits, dosage maîtrisé, dotation microfibre, formation des agents saisonniers, confection des lits, circuit propre/sale du linge et tri des déchets — de façon à répondre concrètement aux attentes d'exploitants engagés. Le pôle exploitation Clean Coming aide les gestionnaires à traduire ces exigences en cahier des charges opérationnel, adapté au rythme bi-saison de la montagne et du littoral.

Questions fréquentes

L'Écolabel Européen des services de nettoyage est-il obligatoire pour un prestataire de propreté ?
Non. C'est une certification volontaire. Aucun texte n'oblige une entreprise de propreté à la détenir. En revanche, un exploitant peut tout à fait l'exiger ou en reprendre les critères dans son cahier des charges comme condition contractuelle. C'est un levier d'achat, pas une obligation légale.
Quelle est la différence entre cet écolabel et l'Écolabel Européen d'un hébergement touristique ?
Ce sont deux groupes de produits distincts du même dispositif. L'écolabel « services de nettoyage intérieur » certifie une prestation de nettoyage (la décision 2018/680). L'écolabel « hébergement touristique » certifie l'établissement lui-même. Un hébergement labellisé a intérêt à recourir à un nettoyage aligné pour documenter sa démarche.
Quel pourcentage de produits écolabellisés le référentiel impose-t-il ?
La décision (UE) 2018/680 impose qu'au moins 50 % du volume annuel acheté de produits de nettoyage soit écolabellisé (Écolabel UE ou autre label de type I selon EN ISO 14024). Des seuils spécifiques existent aussi pour les savons et le papier. C'est un critère obligatoire du référentiel.
Comment vérifier qu'un prestataire détient bien cette certification en France ?
L'ADEME publie un jeu de données ouvert recensant les entreprises de nettoyage certifiées Écolabel Européen en France, avec nom, localisation, numéro et organisme certificateur. Il est mis à jour mensuellement et accessible sur data.gouv.fr. Vous pouvez aussi demander le certificat directement au prestataire.
Puis-je imposer ce label précis dans un appel d'offres ?
Vous pouvez l'exiger, mais la bonne pratique est d'accepter les équivalences : formulez « Écolabel Européen des services de nettoyage intérieur ou label de type I équivalent, ou preuve du respect des critères correspondants ». Cela sécurise la consultation tout en maintenant un haut niveau d'exigence environnementale.
Jusqu'à quand les critères de cet écolabel sont-ils valables ?
Les critères fixés par la décision 2018/680 ont été prolongés par la décision (UE) 2023/693 et restent en vigueur jusqu'au 31 décembre 2027. La Commission révisera ensuite le référentiel. Citez la décision la plus récente dans vos documents d'achat pour rester à jour.

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